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L'action publique et la fécondité. Aperçu d'une étude empirique du processus qui régit la première naissance au Canada

TitleL'action publique et la fécondité. Aperçu d'une étude empirique du processus qui régit la première naissance au Canada
Year of Publication2011
AuthorsLaplante, B., Morency J-D., and Street M. Constanza
JournalSanté, Société et Solidarité
Volume10
Pages75 - 84
Abstract

Les études sur la relation entre l'action publique et la fécondité cherchent habituellement à mesurer l'effet d'une ou de plusieurs mesures sur la fécondité. Dans cet article, nous ne nous intéressons ni à l'effet d'une mesure en particulier, ni à l'effet de l'action publique dans son ensemble sur la fécondité, mais plutôt à la manière dont les couples canadiens susceptibles d'avoir le premier enfant réagissent à l'environnement que créent l'État et le marché du travail. Nous utilisons des données qui proviennent d'une enquête longitudinale prospective auprèsdes ménages menée par Statistique Canada, l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu. Nous nous concentrons sur les couples dont les deux conjoints sont salariés avant la naissance du premier enfant. Nos résultats montrent que peu de facteurs ont un effet appréciable. Il semble que la décision qui conduit à la première naissance soit régie par deux mécanismes différents, selon que le revenu du couple est modeste ou non. Lorsque le revenu familial est modeste, la décision repose sur le montant des aides financières récurrentes ; lorsque le revenu est moyen, la décision repose plutôt sur le montant des prestations de maternité qui compensent la perte de revenu pendant le congé de maternité. Dans tous les cas, l'emploi permanent de la conjointe joue un rôle déterminant. La propriété de la résidence familiale joue également un rôle important. En résumé, la décision d'avoir le premier enfant semble dépendre avant tout de la condition de la conjointe et de l'évaluation que le couple fait de ce que sera la situation financière de la famille une fois l'enfant né. /// Studies on the relationship between state policy and fertility usually seek to evaluate the impact of one or more measures on fertility. This article does not aim to focus on the impact of one measure in particular, or of public measures as a whole, on fertility, but rather on the way in which Canadian couples that are likely to have a first child react to the environment created by the state and the labour market. We use data from a prospective longitudinal survey of households conducted by Statistics Canada - Survey of Labour and Income Dynamics. We focus on couples in which both spouses are wage-earners before the birth of their first child. Our results show that few factors have a noticeable impact. The decision leading to the first birth appears to be governed by two different mechanisms - depending on whether or not the couple's income is modest. When the family income is modest, the decision is based on the amount of recurrent financial support; when the family income is average, the decision is based instead on the amount of maternity benefits that will compensate for the loss of income during maternity leave. In all cases, the female spouse's permanent employment plays a decisive role. Ownership of the family residence also plays an important role. To sum up, the decision to have a first child appears to depend, above all, on the female spouse's financial and employment circumstances and on the couple's evaluation of what the family's financial situation will be once the child is born.

URLhttp://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/oss_1634-8176_2010_num_9_2_1416
Document URLhttp://www.persee.fr/articleaspdf/oss_1634-8176_2010_num_9_2_1416/article_oss_1634-8176_2010_num_9_2_1416.pdf