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Intensité du travail salarié et abandon des études universitaires au Canada, une perspective longitudinale

TitleIntensité du travail salarié et abandon des études universitaires au Canada, une perspective longitudinale
Year of Publication2011
AuthorsMoulin, S., Doray P., Street M. Constanza, Laplante B., and Kamanzi C.
JournalRecherches sociologiques et anthropologiques
Volume41
Pages51 - 74
Abstract

Dans de nombreux pays, les élèves et les étudiants ont augmenté le temps con-sacré au travail rémunéré durant leurs études. Ils ne travaillent plus uni-quement l'été, au moment des vacances, mais aussi pendant l'année scolaire. Les recher¬ches portant sur l'effet du travail salarié sur les parcours scolaires tendent à montrer qu'il existe une relation convexe entre l'intensité du travail salarié et les départs sans diplôme du système scolaire : les taux d'abandon semblent plus élevés pour les étudiants qui ne travaillent pas et pour ceux qui travaillent plus de 25 heures. Cependant, le caractère transversal des données utilisées fait qu'elles ne permettent pas de saisir l'effet causal de la variation du temps de travail sur la poursuite des études. Dans cet article, nous utilisons une méthodologie quantitative longitudinale pour examiner les effets de l'intensité du travail rémunéré sur la persévérance dans le premier programme universi-taire suivi au Canada. Les résultats montrent qu'il y a bien une relation causale entre le fait de travailler plus de 25 heures et l'abandon, mais qu'elle est seulement observée pour les hommes, et que cet effet n'est significatif qu'au début du programme. Par ailleurs, l'association avec le fait de ne pas travailler semble s'interpréter davantage comme un effet de sélection.