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Essays on job loss and social stratification in Canada and the United States

TitleEssays on job loss and social stratification in Canada and the United States
Year of Publication2016
AuthorsDenier, N. Genevieve
UniversityMcGill University
CityMontréal, QC
Abstract

Job loss is an ever-present feature of North American labor markets. Each year, employers eliminate positions, close down branches, or even go out of business as part of routine business decisions. In recent decades, even in times of economic expansion rates of job loss have persisted across a wide range of demographic and labor market groups. This dissertation examines the fluctuations in life people face after losing a job in Canada and the United States. In the first paper I study the relationship between job loss and geographic mobility in Canada. Moving is one way individuals may respond to being laid off, either to relocate to cheaper housing or in search of work. Using data from the 1996-2010 Survey of Labour and Income Dynamics, I find that job loss is associated with both short-distance residential mobility and long-distance migration, and triggers selective neighborhood mobility. The findings establish job loss as a key life course transition motivating residential mobility and long-distance migration in Canada, and as an event that initiates entry into high poverty neighborhoods.The second paper explores to what extent job loss triggers geographic mobility in the United States in the period leading up to the Great Recession. Drawing on geocoded data from the 2003-2007 Panel Study of Income Dynamics, I find that being laid off increases the likelihood of both short- and long-distance moves. Job loss also interrupts the housing career: individuals who lose a job are more than twice as likely as people who remain stably employed to transition from owning to renting a home. For those who began as renters, job loss is associated with a decreased likelihood of making a move into homeownership. Finally, being laid off is associated with selection into a high-poverty census tract for those who lived in a lower poverty tract in the previous wave. The third and final paper examines the short-term income trajectories of displaced workers in the U.S. and Canada. Using data from the 1996-2012 U.S. Survey of Income and Program Participation and Canadian Survey of Labour and Income Dynamics I assess to what extent displaced workers experience changes in four important measures of financial well-being: earnings, individual income, pre-tax and transfer household income, and after-tax and transfer household income. Comparing these income sources elucidates the role of labor markets, families, and social safety net programs in determining income mobility following job loss. Results show that in both countries displaced workers experience earnings losses. I further find that total household income falls following displacement, but this deterioration is mitigated by receipt of transfer payments. While the post-tax and transfer income losses in the two countries are similar, the welfare state plays a larger role of replacing income in Canada, as individuals experience larger earnings losses.Taken together, this research elucidates the social and economic consequences of job loss in North America. The first two papers provide novel evidence on the range of geographic mobility people undertake following a job loss by considering not only long-distance migration but also short-distance residential mobility and the outcomes of moves, including exposure to neighborhood poverty and transitions in homeownership. The results indicate that many moves are undertaken locally and often involve losing out on neighborhood quality or homeownership, which may ultimately compound the financial hardships associated with job loss. The third paper is one of the first to evaluate the economic consequences of job displacement, specifically, in comparative perspective. In doing so, I demonstrate how national institutions shape the experience of job loss. /// La perte d'un emploi est un élément qui ne cesse de caractériser les marchés du travail nord-américains. Chaque année, dans le cadre de décisions d'entreprise de routine, des employeurs éliminent des postes, ferment des filiales ou même leur entreprise. Au cours des dernières décennies, même lors de périodes de croissance économique, les taux de perte d'emploi ont persisté pour un éventail de groupes démographiques et de catégories d'emploi. Cette thèse examine les répercussions pour les individus de la perte d'un emploi au Canada et aux États-Unis. Dans le cadre du premier article, j'étudie la relation entre la perte d'un emploi et la mobilité géographique au Canada. Déménager est l'un des moyens utilisés par les individus pour faire face au licenciement, soit en en quête d'un loyer plus abordable ou d'un nouvel emploi. À l'aide des données de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu de 1996 à 2010, je montre que la perte d'un emploi est associée à la mobilité de courte distance et de longue distance et déclenche une mobilité vers des quartiers ciblés. Les résultats positionnent la perte d'un emploi comme une transition clé dans les parcours de vie des individus les incitant à déménager sur de courtes ou de longues distances au Canada ainsi qu'à s'établir dans des quartiers défavorisés. Le deuxième article explore à quel point la perte d'un emploi est un élément déclencheur de la mobilité géographique aux États-Unis au cours de la période menant à la Grande Récession. En me basant sur les données géocodées du Panel Study of Income Dynamics de 2003 à 2007, je démontre qu'être licencié augmente la probabilité de déménager sur de courtes et de longues distances. La perte de l'emploi interrompt également l'accession à la propriété : les propriétaires qui perdent leur emploi sont deux fois plus susceptibles de devenir locataires que ceux qui conservent leur stabilité d'emploi. Les locataires qui sont mis à pied, quant à eux, ont une probabilité moindre de devenir propriétaires que ceux qui demeurent en emploi. Enfin, le fait d'être licencié possède un effet de sélection dans les secteurs de recensement avec un haut niveau de pauvreté pour les individus qui vivaient dans des secteurs moins pauvres lors d'une vague précédente de l'enquête. Le troisième et dernier article examine les trajectoires de revenu à court terme des travailleurs licenciés aux États-Unis et au Canada. À l'aide de l'enquête américaine Survey of Income and Program Participation de 1996 à 2012 et des données canadiennes de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, j'évalue les changements dans le bien-être financier chez les travailleurs licenciés tel que mesuré par le revenu d'emploi, le revenu total individuel, le revenu total du ménage et le revenu du ménage après impôts et transferts. La comparaison de ces différentes sources de revenus rend les rôles respectifs des marchés du travail, des familles et des programmes sociaux plus transparents quant à leur impact sur le revenu après la perte d'un emploi. Les résultats montrent que les travailleurs licenciés vivent des baisses de revenu d'emploi dans les deux pays. De plus, je mets en lumière une diminution du revenu total du ménage après la perte de l'emploi qui est atténuée par les paiements de transferts. Bien que les baisses dans le revenu du ménage après impôts et transferts soient semblables dans les deux pays, l'État joue un plus grand rôle dans le remplacement du revenu au Canada qu'aux États-Unis puisque les individus y vivent de plus grandes diminutions dans leur revenu d'emploi.

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