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Effet d'éviction ou effet multiplicateur? : une étude d'événements sur la perte ou le gain d'un régime de pension d'employeur

TitleEffet d'éviction ou effet multiplicateur? : une étude d'événements sur la perte ou le gain d'un régime de pension d'employeur
Year of Publication2018
AuthorsPoulin-Bellisle, G.
UniversityHEC Montréal
CityMontréal, QC
Abstract

Les modèles théoriques classiques sur l'épargne-retraite prévoient que les épargnants ajustent leur épargne-retraite discrétionnaire lorsqu'ils sont sujets à un choc exogène dans un autre véhicule d'épargne de tellesorte que leur épargne totale reste inchangée. En d'autres mots, l'effet d'éviction devrait être complet. En revanche, l'évidence empirique suggère plutôt un effet d'éviction partiel. Dans ce mémoire empirique exploitant un design d'étude d'événements et des données administratives canadiennes sur les régimes de pension agréés (RPA) offerts par certains employeurs ainsi quesur les régimes enregistrés d'épargne-retraite (REER), on estime l'effet d'éviction lors de la perte et lors du gain d'éligibilité à un RPA. À l'aide de l'économétrie des données de panel, on estime que l'épargne discrétionnaire dans un REER augmente d'environ 21 cents pour chaque dollar qui n'est plus épargné dans un RPA suite à une perte d'éligibilité. Ceci est cohérent avec la plupartde la littérature. De plus, on montre à l'aide de simulations de Monte Carlo que l'approche par fonction de contrôle permet de contrôler pour l'endogénéité des régresseurs lors de l'estimation de modèles de régression censurée comportant des effets fixes. À l'aide de cette méthodologie, on estime que l'épargne discrétionnaire dans un REER augmente d'environ 21 cents pour chaque dollar épargné dans un RPA nouvellement accessible. Bien que l'effet d'éviction de 21% et l'effet multiplicateur de 21% ne soient pas statistiquement différents de zéro, l'évidence suggère que ces deux effets sont différents l'un de l'autre. On discute des possibles explications et implications de cette observation. /// Classical theoretical models of retirement savings predict that agents adjust their discretionary savings after exogeneous shocks in a different savings account in such a way that total savings remain unchanged. In other words, the crowd-out effect should be complete. However, empirical evidence points towards partial crowd-out. In this empirical thesis using an event study design and Canadian administrative data on registered pension plans (RPP) offered by some employers and on registered retirement savings accounts (RRSP), I estimate the crowd-out effect when agents loose and gain eligibility to a RPP. I use panel data econometrics to estimate that 21 additional cents are discretionarily saved into a RRSP for each dollar no longer saved into a RPP after a loss of eligibility. This is coherent with most of the literature. Using Monte Carlo simulations, I show that the control function approach can be used to control for endogenous regressors when estimating a censored regression model with fixed effects. Using this methodology, I estimate that 21 additional cents are discretionarily saved into a RRSP for each dollar saved into a newly accessible RPP. While both the 21% crowd-out and the 21% crowd-in estimates are not statistically different from zero, evidence suggests that they are different from each other. I then discuss possible explanations and implications of this observation.

URLhttp://biblos.hec.ca/biblio/memoires/m2018a603417.pdf
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