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Écarts de rémunération entre les femmes et les hommes au Québec:perspectives au regard des différences de composition de la main-d'œuvre

TitleÉcarts de rémunération entre les femmes et les hommes au Québec:perspectives au regard des différences de composition de la main-d'œuvre
Year of Publication2018
AuthorsCloutier-Villeneuve, L.
InstitutionInstitut de la statistique du Québec (ISQ)
CityMontréal, QC
Abstract

Que ce soit à l'échelle internationale (OCDE, 2017a et 2017b; Commission européenne, 2017; Eurofound, 2016; BIT, 2016; ONU, 2015) ou nationale (U.S. BLS, 2016 ; MOYSER, 2017 ; Institut pour l'égalité des femmes et des hommes et autre, 2016 ; ONS, 2016; Blau et Kahn, 2016), la question des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes fait toujours amplement l'objet de réflexions puisque des différences persistent partout dans le monde au détriment des femmes (OCDE, 2017b ; BIT, 2016). Le Québec n'y échappe évidemment pas, mais il a vu au cours des deux dernières décennies, à l'instar d'autres régions, une amélioration sur ce plan (Legault, 2017a; Kunze, 2017; Commission européenne, 2017; ONS, 2016; U.S. BLS, 2016; Blau et Kahn, 2016). Si les avancées au Québec se sont produites dans un contexte de rehaussement notable de la scolarisation et de la participation des femmes (Gauthier, 2014; Cloutier-Villeneuve et Rabemananjara, 2016) de même que dans un contexte de mise en œuvre de politiques publiques favorables à une plus grande égalité sur le marché du travail (équité salariale, équité en emploi ou accès à l'égalité, conciliation emploi-famille), il reste que les femmes accusent toujours un déficit par rapport aux hommes en matière de rémunération qui est loin d'être négligeable, tout comme ailleurs au Canada (voir encadré 1). Devant cet état de fait, l'intérêt des analyses porte sur la détermination des facteurs qui pourraient être en cause. L'un de ceuxci souvent mis en avant-plan est le fait que les femmes et les hommes ne sont pas répartis de la même façon sur le marché du travail quant aux types d'emplois occupés (professions) et au milieu dans lequel ils se trouvent (industries). Cela résulterait notamment des différences dans les profils éducationnels (niveaux et domaines), des choix de carrière, des possibilités d'emplois et des obligations personnelles et familiales. Ainsi, la composition de la main-d'œuvre féminine et masculine différerait sur les plans professionnel et industriel, mais aussi sur le plan des caractéristiques des emplois occupés et du type de milieu de travail, et cela expliquerait en partie les écarts de rémunération observée (OCDE, 2017a; Blau et Kahn, 2016; BIT, 2016; Chamkhi et Toutlemonde, 2015; Muller, 2008; Ghailani, 2007; Petit, 2006). Ce constat ne date pas d'hier, mais un regard rétrospectif sur les tendances dans la composition de la main-d'œuvre au Québec chez les femmes et les hommes est susceptible d'apporter un éclairage sur la réduction de l'écart de rémunération horaire observée entre les sexes depuis une vingtaine d'années (Cloutier-Villeneuve et Rabemananjara, 2016). Tel est l'objectif du présent article, qui présente l'évolution de la composition de la main-d'œuvre féminine et masculine québécoise principalement selon diverses caractéristiques liées à l'emploi et au milieu de travail. Dans un premier temps, on décrit brièvement l'approche méthodologique retenue. L'analyse des résultats suit et, en dernier lieu, on met en lien ceux-ci avec l'évolution générale de la réduction de l'écart de rémunération horaire entre les femmes et les hommes au Québec.

URLhttps://www.coeffiscience.ca/actualites/main-d-oeuvre/ecarts-de-remuneration-entre-les-femmes-et-les-hommes-au-quebec-perspectives-au-regard-des-differences-de-composition-de-la-main-d-oeuvre
Document URLhttp://www.portailrh.org/_Externe.aspx?l=http%3a%2f%2fwww.stat.gouv.qc.ca%2fstatistiques%2ftravail-remuneration%2fbulletins%2fflash-info-201803.pdf